Aventure capillaire

Déjà avec ce titre je pense larguer tout mon lectorat masculin.

Ce matin je suis allée chez le coiffeur et quand j’en ai parlé il y a quelques jours à un collègue qui a eu le malheur de me demander ce que j’allais faire, j’ai compris après environ 1/4 de seconde de réponse qu’il regrettait déjà sa question. Le pourquoi du comment des mèches à l’argile ça n’intéresse absolument pas les hommes visiblement je ne sais pas du tout pourquoi.

Enfin donc je suis allée chez le coiffeur. Je ne suis absolument pas fidèle en coiffeur, et à chaque fois je passe par une phase d’espoir et d’excitation pour tomber rapidement dans celle de déception voire de profond désespoir.
L’espoir d’abord et toujours après la prise de rendez vous, l’énorme pression qu’on met sans lui dire sur les épaules de la coiffeuse, on a tant d’attente de cette nouvelle tête qu’elle va nous faire. Genre elle va nous réconcilier avec nous mêmes.
Parce que cette fois on va savoir dire ce qu’on veut (tu parles), ou mieux elle le devinera d’elle-même parce que la magie existe (j’ai commandé une licorne à Noël).
Parce que cette fois après la coupe on va se dire en se voyant dans le miroir ouahhhhh je suis trop magnifique, on aura pile la bonne coupe, la bonne couleur, on sera à tomber par terre et on pourra conquérir le monde.

Sauf qu’en général évidemment la magie n’existe pas, j’ai acheté une licorne en peluche à -20%, la coiffeuse ne lit pas dans mes pensées et « aidez moi à retrouver ma confiance en moi qui s’est fait la malle » n’est pas une demande recevable.
Et la coiffeuse a beau faire son job, je ressors très souvent avec un beau sourire de façade en chialant intérieurement.
Parce que c’est une épreuve, le coiffeur.
Parce que quand tu sors
1 tu te reconnais plus bien et c’est perturbant
2 t’as quand même toujours la même tronche et si tu l’aimais pas avant ben ton regard sur toi-même n’a pas changé par miracle et c’est tout aussi perturbant.
C’est le toi que t’aimais plus ou moins avec des nouveaux cheveux que t’as pas encore eu le temps d’apprendre à aimer. Bref c’est la merde.

Sauf que là, ça s’est plutôt bien passé. Je sais jamais ce que je veux faire de mes cheveux mais je sais que j’aime bien les cheveux de mon amie Marie alors comme j’ai une personnalité incroyable d’originalité j’ai essayé son coiffeur. Qui fait des mèches à l’argile. Nous y revoilà.
C’est quoi les mèches à l’argile ?
C’est des mèches moins agressives pour tes cheveux que les mèches classiques, qui doivent rendre les cheveux doux et brillant et pas tout secs et indémelables ce qui m’arrangerait bien la vie. C’est à base de plantes, tout ça, si vous voulez en savoir plus demandez à Google. Paraît qu’il y a quand même des produits chimiques dedans, parce qu’il en faut un minimum si on veut se décolorer les cheveux, mais beaucoup moins que dans les produits classiques.

Je me suis donc gaiement traînée sous la neige (tout à fait) dans un quartier qu’est même pas le mien pour aller tester cette technique fabuleuse. Et honnêtement c’est bien.
La coiffeuse m’a dit je vous propose de faire ça et ça comme ça, j’ai dit ok. Elle m’a dit on coupe comme ça comme ça et comme ça ? J’ai dit ok. Je vous ai dit que je savais trop bien ce que je voulais, comment expliquer mon point de vue et imposer mes décisions ? Je suis une leader née.
La coiffeuse coupait, elle m’a demandé si ça m’allait à cette hauteur et oui incroyable ça m’allait, je me regardais dans le miroir et je me disais c’est génial, c’est hyper naturel, j’ai des mèches mais c’est comme si j’en avais pas, genre on dirait que mes cheveux sont nés comme ça tu vois, la coupe est nickel, je reviendrai, faut que je raconte ça sur mon blog.

Sauf que là quand c’était tout parfait la coiffeuse a dégainé son accessoire de torture et schlac effilage de toutes les pointes. Arg. J’ai encore oubié l’effilage. L’effilage c’est le mal. Jamais je ne m’y prépare psychologiquement et toujours j’ai un instant de panique. Mais pourquoi vous faites ça les gens sérieux pourquoi ?

Bon j’attends de m’être lavé les cheveux pour donner mon verdict.
Et au fait j’ai remis mes lunettes et en fait on les voit les mèches. Ben ouais quand même. Mais c’est bien fait. Plus clair que ce que je pensais. Mais bien. On n’a pas dû tout à fait se comprendre. Comme quand la coiffeuse m’a demandé comment on séchait mes cheveux, naturel ou lisse, que j’ai répondu naturel et qu’elle m’a fait un brushing. On n’a pas dû se comprendre.

Sur ce je vais croiser les doigts pour retrouver un peu de masse capillaire après le shampoing et si c’est le cas ça redeviendra parfait.

Allez salut, mes nouveaux cheveux et moi, on a un monde à conquérir :).

Un peu de pub quand même parce que mes réserves débiles d’angoissée de service mises à part je pense que c’est une très bonne adresse :

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Et le fail du jour : qui c’est qui a laissé son sac ouvert à ses pieds pendant la coupe de cheveux et qui n’ose pas regarder dedans de peur d’y retrouver des bouts de cheveux pendant les 15 ans à venir ? Ehhhh ouiiiiiii

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Lumière

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Cet été là tout avait le parfum des dernières fois.

J’avais cette constante boule au ventre, ce resserrement de la gorge, je vivais avec cette angoisse diffuse, cette inquiétude d’une fatalité à venir. Je m’étais toujours inquiétée pour lui, toujours, même petite, comme si j’avais su quelque part que ce serait lui, d’entre tous mes proches, qui nous quitterait en premier.

On ne va pas parler d’un pressentiment mais quand même, c’était troublant. Cette peur, ancrée au fond de moi. Angoissée je suis, angoissée je resterai, il ne faut sans doute pas chercher plus loin. Mais quand même.

Cet été là je souriais et ça me pinçait le cœur, là quelque part, c’est difficile à décrire, surtout après coup. On peut se dire c’est facile, c’est arrivé alors forcément, rétrospectivement, c’est facile. Sauf que cette boîte de chocolats qu’il m’a achetée, cette énorme boîte de chocolats, j’ai pensé c’est peut-être la dernière, je m’en souviens parfaitement. Là dans cette boutique dans laquelle je ne peux plus rentrer sans repenser à cet instant, cette image figée de moi et de lui et de tous ces chocolats, j’ai eu clairement cette pensée insidieuse que c’était peut-être la dernière fois qu’il m’en offrait. Et je m’en souviens d’autant plus distinctement qu’effectivement, ce fut la dernière fois.

Cet été là, ces vacances là, on ne savait pas avec certitude, mais « si jamais » c’était les dernières comme ça, les dernières comme avant, ces « si » pesaient lourd. Cet été là je n’étais pas tranquille.

Après l’été vint l’automne, comme avant, comme après, comme toujours. Et le jour de la fête des lumières, il y eut une étoile de plus dans le ciel.
J’étais au centre commercial, je me revois encore, à côté de l’escalator, j’ai cru étouffer, il me fallait de l’air, qu’est-ce qui se passe. Et le soir le coup de fil.
L’hiver ne fut pas pareil, Noël changea, Pâques fut bizarre, le printemps nous surprit à revenir quand même, l’été n’en parlons pas. On souriait quand même, on riait quand même, et chose incroyable, le soleil brillait quand même.
Ça fait 6 ans.
Putain de fête des lumières.

Ce petit texte, écrit au départ pas du tout pour être posté ici, fait suite à ce que j’avais écrit sur mon ancien blog il y a deux ans.
http://clemtine2.blogspot.fr/2012/12/deux-de-plus.html

Voilà tout ça pour vous dire qu’en plus d’un enthousiasme modéré à aller me geler les fesses au milieu de la foule je crois que je fais un blocage à faire la fête le 8 décembre. Mais je mets mes lumières sur le balcon, et c’est joli. Je ne pense pas que j’écrirai quelque chose chaque 8 décembre. Mais chaque 8 décembre j’y penserai.

Yeehaaaaa

Après un rejet catégorique puis plusieurs années d’hésitation, de vaines tentatives et de renoncements, après en avoir longuement discuté avec moi-même et avoir cherché la meilleure solution, ça y est, c’est fait.

Je me suis inscrite au sport.

J’ai dévalisé Décathlon et cru devenir dingue dans leurs rayons histoire de ressembler à quelque chose qui fasse penser à du dynamisme, de la motivation et de la détermination.
Tout moi, quoi.
Vous avez déjà acheté des chaussures à Décathlon ? Il faut se farcir tous les rayons parce qu’il y en a partout. En randonnée, en marche (pas la même chose apparemment), en course à pied (le cran au dessus), en tennis, en fitness, partout. J’ai failli demander à quelqu’un où se trouvaient les baskets-toutes-connes-pas-chères-juste-pour-faire-genre-j’ai-des-baskets-pour-aller-avec-mon-pantalon-de-sport-puisque-de-toute-façon-mon-activité-je-vais-la-faire-pieds-nus, mais j’ai fini par trouver toute seule. Oui vous avez bien compris, j’ai acheté des baskets pour le trajet en tram, en gros.
Des petites baskets noires. Ça peut toujours servir.
Et je ne me suis pas acheté que ça.
En fait quand je suis sortie de l’appart mardi soir il n’y avait que ma culotte qui n’était pas estampillée « de sport », c’est pour dire.

Et donc, qu’est-ce que je vais faire ?
Avec ma voisine on est des warriors, on s’est inscrites au body karaté.
(Et on se retrouve en cours avec des gens ceinture noire qui font ça EN PLUS pour le fun, hahahahaha.)
Qu’est-ce que c’est le body karaté ? C’est d’abord une bonne façon de réviser ton anatomie. Ah tiens il y a un muscle là. Ah et là aussi. (Partout en fait, c’est dingue.)
Ensuite c’est… trop cool. Du sport ludique, où t’as pas l’impression de faire absolument n’importe quoi de ton corps parce que la coordination et toi c’est pas ça et que les roulements de hanches devant 30 personnes et un grand miroir ça te met pas méga à l’aise et que t’es pas une étoile en danse (sauf après 2 cocktails, là t’es la reine).
Mais la musique c’est la vie (comme le sucre) et le karaté c’est un peu trop warrior alors c’est un excellent compromis. Ça peut s’appeler karaté fitness aussi. Des techniques de karaté sur du Abba. La classe.
C’est une façon de faire travailler tout ce qui était endormi chez toi dans la joie et la bonne humeur.
Et hyper important, c’est un bon moyen de se donner confiance en soi, c’est le descriptif du cours qui le dit, j’y crois à fond, j’ai payé pour ça bordel. Y a intérêt que ça marche.

Sinon comment vous décrire ça… Classique dans la structure, le cours se compose d’un échauffement (après lequel t’as l’impression d’être passée dans une centrifugeuse, genre quoi c’était un échauffement ça ? Un truc très très cardio où tu sautilles en tous sens, fais des moulinets avec les bras (oui les filles de la chorale, oui, pareil que les dimanche chorale mais plus longtemps), balayes devant toi (c’est HORRIBLE) et autres joyeusetés), du cours en lui même où tu enchaînes les mouvements, coups de poings, coups de pied, tu te défoules, tu penses à tous ceux qui t’emmerdent et BAM dans ta tête alouette, ou juste tu te défoules, puis étirements dans la sueur sur une serviette éponge pour arriver à te mouvoir hors de ton lit le lendemain, de toute façon t’as l’impression que tu ne pourras plus JAMAIS bouger vu que le prof t’as coincé la jambe dans une position tout à fait inconfortable.

Après tu rentres chez toi, t’es même trop fatiguée pour parler mais c’était bien.

Voilà, j’ai changé de camp, je fais du sport.
Et vous, des bonnes résolutions en cette rentrée ?

Même pas vrai

On m’a dit récemment que je n’aimais rien.

C’est faux.

C’est loin d’être la première fois que j’entends cette phrase, et ce n’est sans doute pas la dernière, même si vous qui me connaissez maintenant vous nuanceriez votre propos en me découvrant petite.
Mais même petite, c’était faux.
J’aurais bien aimé être de ces enfants qui aiment tout, ça aurait été plus confortable, de vivre sans cette angoisse des repas à l’extérieur et des gens qui voudront potentiellement me forcer à manger (mais de quel droit sérieux ?). Ou juste d’avoir à dire « non merci » et d’affronter les regards d’incrédulité.
C’était chiant pour ceux qui préparaient à manger ? Croyez moi c’était aussi chiant pour moi.
Et je n’ai jamais exigé quoi que ce soit en échange, si j’en voulais pas j’en mangeais pas point barre.

Bref les repas à l’extérieur, la collectivité et moi on était pas très copains notamment à cause de ça. De la soupe obligatoire que je leur aurais vomie dessus s’ils m’avaient forcée.
Être adulte est à ce sujet un immense soulagement, les gens n’insistent plus, je me force (un peu) si je le décide mais je fais bien ce que je veux.

J’essaye de ne pas trop m’en faire avec la nourriture, si je fais un repas équilibré très bien, mais je ne vais certainement pas me casser la tête pour que tous mes repas le soient. Si j’ai faim je mange, sinon, ben non. Je me suis rendue compte que mon appétit était étrangement lié à mes hormones alors je me laisse vivre. Ce n’est pas très pratique quand j’ai un resto de prévu justement la période du mois où je n’ai pas faim mais tant pis, je me régule naturellement ou en tout cas j’aime à le croire. Pareil pour l’équilibre alimentaire, j’écoute mes envies, un repas doit rester un plaisir et pas une corvée de remplissage.

Et donc bref c’est totalement faux que je n’aime rien. Sans parler des gens que c’est évident que je les aime (et là je veux dire ceux qui se reconnaîtront et celles qui ne savent pas encore lire, pas les gens les clients), il y a énormément de petites choses que j’aime, parce que je suis un peu Amélie Poulain des fois (ou une grande gamine), je m’extasie devant des trucs tout bêtes (oh des cerises jumelles !!).

Et donc (bis), j’aime les cerises. J’ai toujours aimé les cerises. Mais pas les cerises cuites.
J’aime pratiquement tous les fruits. Je suis beaucoup moins fan des légumes (et ce n’est sûrement pas pour rien que les brocolis ou les choux de Bruxelles sont rarement à la carte des restos).
Je n’aime pas les tomates, c’est un fruit mais ça ne devrait pas, c’est comme le masculin de pétale, c’est une aberration.
Mais j’aime la plupart des trucs à la sauce tomate, comme les pâtes et les pizzas tu vois ? Mais pas la sauce qui pique !
J’aime les canards dans le café, pour celui qu’ils me rappellent et parce que c’est trop bon, maintenant quand je prends un café il me faut 4 sucres : un canard pour chaque fille, un pour moi et un pour sucrer le café (quand même) (café que je ne bois que depuis peu et extrêmement sucré on l’aura compris). J’aime l’odeur du café, l’odeur de son café que je recherche dans chaque café, j’aime le tiramisu (café un peu + sucre beaucoup = bonheur).
J’aime les tartes au citron meringuées et les tartes au pralines sauf quand ils les coupent à la frangipane, parce que je n’aime pas la frangipane. J’aime mes gâteaux au citron et mon gâteau au chocolat et le Royal chocolat de chez Giraud.
Je n’aime pas les éclairs au chocolat ni la mousse de fruit qui m’écoeure au plus haut point ni les petits choux des pièces montées mais je mangerais bien toute la nougatine.
J’aime les feux d’artifice, j’aime les gens heureux en même temps, quand on gagne un match, quand c’est la fête, j’aime marcher au milieu d’une rue devenue piétonne pour une soirée, j’aime les applaudissements, j’aime ma chorale quand on dansait ensemble, qu’on vibrait ensemble, qu’on était contents ensemble et qu’on nous applaudissait (minute j’me la pète mais oui, se faire applaudir par 2000 personnes c’est le pied).
J’aime me maquiller tous les 36 du mois, j’aime les compliments même si je ne suis pas toujours sûre de les mériter, je les prends tous ça fait du bien.
J’aime les litchis à la folie.
J’aime la neige, je n’aime pas la pluie, je n’aime pas conduire ni sous la pluie ni sous la neige ni jamais.
J’aime les mots fléchés, lui c’était les mots croisés mais fléchés c’est plus facile.
J’aime le slogan Tropicana « la journée peut commencer », c’est exactement ça, j’aime mon jus d’orange du matin.
J’aime les scones juste chauds à la confiture de myrtille, j’aime la confiture de myrtille, je n’aime pas avoir raté mes scones la seule fois où j’ai essayé de les faire moi-même.
J’aime Benjamin Malaussène, Jean-Baptiste Adamsberg, Dominik Birdsey et Henry Stone.
J’aime le chocolat chaud des distributeurs sur les aires d’autoroute et les valises à roulettes.
Je n’aime pas les éponges, je n’aime pas la glace au chocolat, j’aime la macadamia nut brittle et la citron vert Picard.
Je n’aime pas les réflexions sur l’absence de bronzage, j’ai appris à en avoir rien à foutre.
Je n’aime pas être réveillée par le blabla de France info ni par la sonnerie du téléphone.
J’aime la musique, pas toutes les musiques, j’aime les soirées filles qui donnent le sourire, j’aime les soirées pleines de rires, j’aime les apéros, les cocktails et les twinuts.
Je n’aime pas les principes culpabilisants, j’aime les souvenirs, mon jardin secret et les objets à valeur sentimentale.

J’aime beaucoup de choses, je vous assure.

J’avais presque oublié ce que c’était un week-end

Alors donc si vous suivez mes statuts FB vous savez que j’ai récemment fini de regarder la saison 3 de Torchwood et que j’ai eu besoin de vous en faire part tout en ne trouvant pas bien mes mots pour décrire mon ressenti.

Je vais ici vous en faire un petit résumé en un peu plus de mots, garanti sans spoilers :

301 : haha tu les trouves gonflés quand même les scénaristes
302 : tu les aimes bien les ptits gars de Torchwood, tu leur fais confiance
303 : tu commences à flipper, tu dis non, pourquoi, non non non
304 : tu cries sur ta télé et tu vomis
305 : tu pleures

Après ça j’avoue j’avais bien besoin d’un week-end pour me remettre, et ça tombe bien c’était Pentecôte.
Et cette année pour Pentecôte, on est allés cramer dans le sud.
A savoir encore plus le sud que Lyon, deux jours avec nuit à l’hôtel, et c’était bien. Pour tout dire j’ai eu l’impression d’être aux Vergers à Saint-Georges, les deux ensemble – c’est le plus beau compliment que je puisse faire à un lieu ! – c’était calme et verdoyant avec des petites maisons aux toits de tuiles roses, on a traversé une végétation de rêve et des villages magnifiques, bref j’ai envie de déménager en Provence. (Oui je sais pour quelqu’un qui veut fuir la chaleur c’est pas le bon plan, mais que voulez vous, c’était beau.)

Et au milieu de toute cette beauté on est allés au musée Haribo. Faut bien se sustenter.
C’était honnêtement très décevant, tant le musée que la boutique, mais le sucre c’est la vie, Haribo c’est beau la vie, on a ramené des crocos XL, on a vu des tenues trop stylées

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et des pubs bien flippantes

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(déjà que j’aime pas la réglisse, maintenant j’ai peur).

L’hôtel, lui, c’était le pied. On avait vu sur forêt, on a dîné en terrasse,

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les filles sont allées courir dans le parc entre chaque plat, j’ai beaucoup trop mangé pour mon estomac paresseux mais c’était bon.
La gentille dame nous a dit « Le petit déjeuner c’est à partir de 7h30 ça ira ? » Je l’ai regardée avec un sourire perplexe et répondu « Euh oui bien sûr et c’est jusqu’à quelle heure ? » 10h15 Ah bah voilà on se sent déjà plus concernés.
Et le lendemain on s’est gavé de croissants. Il n’y avait pas de fontaine à Tropicana (quand je serai riche j’aurai un distributeur à volonté de Tropicana comme dans cet autre hôtel à Annecy) mais il y avait de la pastèque (je pourrais me nourrir de pastèque). De la pastèque. Au ptit dèj. Je vous laisse méditer.

On a ensuite été « voir un pont » comme a retenu la grande, celui-là

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et le musée du pont du Gard est bien bien plus satisfaisant que celui du bonbon qui rend les enfants heureux. On a même appris des trucs très utiles.

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On a aussi fait des selfies ratés (j’ai pas de caméra volte face les amis, c’était du pifomètre boussole), et de magnifiques contre jour.

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Il faisait chaud. Très chaud. Eh oui Flo, j’ai fait péter la jupe neuve, j’ai même mis un chapeau. C’est historique.

Je vous laisse avec une phrase de la grande qui mérite qu’on s’y arrête :
« Je l’ai en film dans la radio de ma maîtresse. » Là on ouvre la bouche pour parler et on se ravise. Ma puce, ce que tu viens de dire n’a aucun sens.

A+ les gens !

Que dire…

Dépitée, triste, sans voix, en colère, déçue, flippée, honteuse, amère.
On a donné la majorité au FN.
Oui on, si ce n’est toi c’est donc ton frère, ton voisin, ton ami ou ton collègue.
Et ceux qui n’ont pas voté du tout.
La France a voté à l’extrême et j’arrive à peine à y croire, c’est tellement fou, les gens sont fous, c’est dangereux, c’est inconscient, c’est les gens qui ont peur qui élisent ceux qui jouent sur leurs peurs, c’est une régression, de l’obscurantisme, c’est n’importe quoi, j’ai eu besoin de m’asseoir, je croyais pas que c’était possible, je croyais pas qu’un jour on verrait ça, le logo FN en haut du plus haut rectangle du graphique des résultats.
On marche sur la tête, pourquoi on a fait ça, comment on a pu faire ça, je comprends pas, vraiment je ne comprends pas.

Quand la musique est bonne

Aujourd’hui on va parler musique. Ok ? C’est à la fois universel et très intime, la musique. Autant on juge rarement les gens sur leurs goûts alimentaires (bon des fois si « t’aimes pas les tomates ??!!?? Mais tu sais pas ce que tu rates ! » Si justement je sais. Ou « ceux qui aiment vraiment la viande la mangent saignante » Ben voyons).
Mais on ne juge pas de la personnalité des gens suivant ce qu’ils mangent.
Alors qu’en musique, on a (trop) vite fait de catégoriser. Ça c’est naze, ça c’est pour les vieux, ça c’est pour les gamins, ça c’est pour les intellos (quel mot pénible), ça faut être sous drogue pour apprécier, ça c’est magnifique et ça c’est infect. Et dévoiler ses goûts musicaux peut révéler une partie de soi bien plus importante qu’assumer son total manque d’intérêt pour les légumes.
La où je travaille par exemple, je ne vais pas crier sur les toits ce qu’on chantait à la chorale, parce que je sais que ça ne soulèvera pas les foules. Et je ne veux pas être catégorisée « fan de » parce que déjà je ne suis pas fan de, ou alors pas exclusive.
Il est rare que je déteste vraiment un truc, et rare également que j’adore, qu’une chanson me transporte, fasse écho dans mes tripes et me tire des larmes. Bon ok les larmes c’est quasiment jamais. Alors que je pleure à la fin de Volt, de Cars, et devant beaucoup d’autres choses. Je dois avoir besoin de visuel. Mais quand ça arrive, qu’une chanson me parle vraiment, il est encore plus rare que le reste de la discographie de l’auteur me touche autant. D’où l’avantage des 2titres à l’époque, d’où l’immense avantage de Deezer maintenant.

Bref là où je voulais en venir c’est que justement depuis peu, Deezer est entré dans ma vie. Je suis en train de me remplir une playlist pour m’accompagner pendant le p´tit dej, le repassage ou même tout le temps, j’en suis à 93 titres et je suis sûre d’oublier plein de trucs donc je voulais vous mettre à contribution, sinon je vais faire une indigestion de me 93 titres à me les passer en boucle.
Et puis j’ai envie de savoir ce qui vous remue à l’intérieur, je ne vous jugerai pas ni ne vous catégoriserai, j’écouterai et ça me fera sûrement de nouveaux coups de cœurs, j’ai besoin de coups de cœur.
Vous voulez bien ? Me faire un petit top 5 (ou moins ou plus) de vos musiques préférées sur terre, des chansons que vous estimez indispensables dans une playlist, de celles qui vous donnent le sourire chaque fois qu’elles reviennent dans vos écouteurs ?

J’ouvre le bal avec ce qui se trouve déjà dans ma playlist.
Elle est remplie de mes coups de cœur plus ou moins récents et plus ou moins avouables (oui j’ai mis 3 chansons de Glee dedans), que j’ai écoutés en boucle à une période et que je n’ai pas reniés depuis, comme Want you bad d’Offspring, Right now de SR-71 dans le même registre (oui j’ai un faible pour la batterie), Jet lag de Simple plan, Fucking perfect et d’autres de P!nk, Unintended de Muse, Mr Rock&Roll d’Amy MacDonald, Je suis de celles évidemment de Benabar, Putain de vie forcément de Cali, des musiques des Mondes de Ralph, de Schrek, du Renaud, du Bruel, même du Joe Dassin, ceux qui savent savent, My life would suck without you de Kelly Clarkson, mon antidépresseur, Shakira, Katy Perry, Mika, Adèle, You and me de Lifehouse, et d’autres…
Un chant mélanésien de La ligne rouge, je les aurais bien tous mis mais je n’en ai trouvé qu’un.
J’aime aussi énormément certains morceaux classiques dont je serais incapable de vous dire les titres, et donc difficiles à rechercher, à commencer par ceux qu’une amie nous jouait au piano pendant les pauses à une certaine période.
Et la musique de La leçon de piano. Tiens je vais l’ajouter celle-ci.

Voilà. Et je rajouterais bien aussi Let it snow, vous savez cette chanson qui passe à chaque fois que c’est Noël et qu’il neige dans les films américains. Il me faut de l’émotion, que ça me touche, que ça me rappelle quelque chose.

Alors vous voulez bien contribuer ?

Merci d’avance :).

(Et là j’ai juste trop la trouille de vous poster ça. Le premier qui dit que j’ai des goûts de chiotte passe par la fenêtre.) (En fait j’ai peur d’être comme la fille de La page blanche, d’écouter ce que tout le monde écoute, de lire ce que tout le monde lit…)
(Et je n’ai pas mis de Goldman parce qu’il a l’air de ne pas figurer dans Deezer, c’est pas fou ça ??)